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Inspyrations

Behind the brand

« Renverser la table, c’est notre manière de faire avancer les choses. » 

Née de la rencontre entre une technologie textile de pointe et une vision radicalement humaine de l’outdoor, Inspyrations propose des vêtements conçus pour durer, réparer, et surtout, vivre dehors.

Nous avons rencontré Grégory, son fondateur, dans l’atelier Toptex Cube à Claveyson (Drôme), pour parler innovation, circularité, esthétique minimale et de notre veste que nous avons produit en collaboration.

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Pour commencer, peux-tu nous raconter comment est née Inspyrations et quelle était ton intention initiale avec la marque ? 

Grégory : L’origine d’Inspyrations, c’est une rencontre. Celle avec l’atelier Toptex Cube, où nous sommes aujourd’hui. J’ai passé plus de vingt ans dans l’industrie de l’outdoor, un secteur que je connais bien, avec ses forces… et ses limites. Quand j’ai découvert cette technologie d’assemblage sans couture développée par Toptex Cube, j’ai tout de suite vu une opportunité unique : celle de créer une marque vraiment tournée vers l’avenir. 

Avec cet outil, on pouvait imaginer une marque qui excelle sur trois piliers : la performance technique, l’impact environnemental, et l’humain. On fabrique localement, avec un écosystème d’approvisionnement régional, dans un atelier à taille humaine.  

Et en termes d’identité, qu’est-ce qui t’a inspiré ? 

J’ai grandi à Chamonix dans les années 90, à une époque où émergeaient des mouvements alternatifs comme le ski freeride, de nouvelles pratiques de la montagne, très influencées par la musique le rock progressif, alternatif et la board culture : le surf, le skate… Ce terreau un peu outsider m’a profondément marqué. 

Inspyrations, c’est la convergence entre l’outdoor technique et des influences culturelles et artistiques venues de la musique, du streetwear.  

C’est aussi ce que symbolise notre logo, dessiné par Estelle Dubreuil, notre directrice artistique : un Y inversé, pour exprimer notre volonté de “renverser la table”. Là où tout le monde sous-traite à l’autre bout du monde, nous, on fait tout ici, à Clavaison.  

Si tu devais décrire Inspyrations à quelqu’un qui ne connaît pas la marque, tu dirais quoi ? 

Je dirais qu’Inspyrations, c’est la marque du futur… qui doit exister maintenant. Une marque pensée pour une vie active contemporaine, où l’on saisit toutes les opportunités d’être dehors. Nos produits sont ultra-performants, adaptés à toutes les situations climatiques, et ont un impact environnemental extrêmement bas. 

C’est une marque pour un style de vie multiculturel, multi-territoires, avec l’impact environnemental le plus bas possible, et l’impact humain le plus élevé possible.

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Pourquoi avoir choisi ce nom, et surtout cette orthographe particulière ? 

Le mot “inspiration” revenait sans cesse dans notre réflexion créative. Mais c’est un mot galvaudé, alors on a voulu lui redonner du sens. On a remplacé le “i” par un Y, un symbole fort d’équilibre et de convergence. 

Le Y, c’est aussi un clin d’œil à Grenoble, ville centrale dans notre écosystème, située entre trois massifs montagneux et traversée par l’Isère. Et on l’a retourné, pour signifier notre volonté de changer les règles, de renverser le système. On a aussi ajouté un S à la fin, car nos inspirations sont multiples : l’outdoor, la musique, le streetwear… C’est une marque pluridisciplinaire, à l’image de notre vision. 

Concrètement comment sont fabriquées vos pièces ? 

On a développé un savoir-faire unique qu’on appelle Y, comme la lettre, mais aussi comme “why”, en anglais, parce qu’on remet en question les choses. 

Le Y, c’est une technologie d’assemblage sans couture en quatre étapes : 

- Découpe laser : ultra précise, sans déchets, elle cautérise les bords pour une meilleure résistance.
- Thermosoudure : on applique des bandes de colle sur les zones à assembler, puis on les soude à chaud sous pression.
- Pas de couture : donc pas besoin de surpiqûres ou de bandes d’étanchéité. Le vêtement est plus léger, souple, compressible, et naturellement imperméable.
- Réparabilité : cette construction permet aussi une réparation facilitée, ce qui ouvre la voie à une vraie économie circulaire. 

Ce savoir-faire nous permet de proposer des pièces ultra-performantes, pensées pour une vie active, mais aussi porteuses de sens. Une veste Inspyrations, c’est un autre regard sur le monde. 

D’où viennent vos tissus et comment sont-ils conçus ? 

Nos vestes sont conçues à partir de ce qu’on appelle une structure trois couches, ou hard shell : 

La couche extérieure : fabriquée en France par Chamatex, en polyester recyclé, elle est résistante à l’abrasion, légère et souple. 

La membrane : produite en Allemagne par notre partenaire Sympatex, elle est aussi en polyester. Elle rend le tissu imperméable et respirant grâce à des micro-perforations qui laissent passer la vapeur d’eau mais bloquent l’eau liquide. 

La couche intérieure : un jersey en polyester fabriqué en Italie, qui protège la membrane de l’usure intérieure. 

L’ensemble est en 100 % polyester, ce qui permet un recyclage direct en fin de vie, sans désassemblage complexe. C’est un monocomposant, ce qui est extrêmement rare dans l’industrie. 

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Quels sont les bénéfices concrets de votre technologie Y pour l’utilisateur ? 

Notre technologie libère tout le potentiel des matériaux. Contrairement à la couture traditionnelle, on ne perce jamais la matière. Elle est découpée au laser, donc intacte. Résultat : la veste est plus résistante à la déchirure, plus légère, plus souple, et plus compressible. Tu peux la glisser dans une poche et l’emmener partout, our aller au travail à vélo ou pour une sortie en montagne. 

Autre avantage : pas de bandes d’étanchéité, donc pas de poids ou de rigidité supplémentaires. Et surtout, on préserve la respirabilité du tissu, souvent bloquée par ces bandes. C’est une veste qui respire mieux, qui dure plus longtemps, et qui est entièrement réparable. 

Justement, comment abordez-vous la réparabilité ? 

C’est un point clé. Comme on ne perce pas la matière, elle reste intacte. Si une manche est abîmée, on peut la décoller et la recoller. C’est rapide, propre, et la veste reste comme neuve. Même pour un zip cassé, la réparation la plus fréquente, on n’a pas besoin de découdre. On chauffe, on remplace, on recolle. Et pourquoi pas changer la couleur du zip ? Ta veste devient unique, et tu prolonges sa vie avec style. 

En termes de design, quelles sont tes influences ? Comment collabores-tu avec la direction artistique ? 

Notre technologie nous pousse naturellement vers une esthétique minimaliste : propre, nette, sans fioritures. Mais nos influences sont multiples. 

Il y a d’abord un ADN outdoor, hérité de mes années à Chamonix. J’aime les formes structurées, les cols hauts, les volumes fonctionnels. La shell, c’est vraiment ma pièce fétiche — une esthétique brute, née dans les années 90 avec le ski freeride. 

Mais il y a aussi une forte influence streetwear et musicale, qu’on retrouve dans d’autres pièces comme le blazer. On joue avec les volumes, les couleurs, et des détails comme le logo Y placé à l’avant-bras, loin des marquages classiques. 

La direction artistique est assurée par Estelle Dubreuil, illustratrice et graphiste, qui vient de l’univers de l’édition jeunesse. Elle apporte une sensibilité graphique forte, visible dans notre logo : simple, inversé, symbolique. 

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Si tu devais résumer l’esprit de la marque ? 

On  a résumé tout ça dans notre signature : Made in Progress. C’est une expression qui dit tout :

Made in, parce que nous fabriquons, ici, en France. Progress, pour l’innovation technique, mais aussi pour le progrès humain et environnemental. C’est notre manière de dire qu’on avance, qu’on cherche à faire mieux, à chaque étape. 

Tu as évoqué l’économie circulaire. Peux-tu développer cette vision et ses objectifs à long terme ? 

Notre technologie Y, l’écosystème Toptex Cube–Chamatex, et la taille humaine de notre atelier rendent l’économie circulaire réellement possible. Pourquoi ? Parce qu’on peut désassembler presque toutes les parties d’un produit. Une veste abîmée peut être réparée, renvoyée au client, ou revendue en seconde main. Ce système sera bientôt en place, avec des avantages pour le consommateur. 

On contrôle tout en interne : matières, assemblage, délais. C’est ce que Sympatex appelle “fermer la boucle”. L’idée, c’est qu’une veste fasse 15 000 tours : elle est utilisée, réparée, réutilisée, et ainsi de suite. On évite de produire à nouveau, on prolonge sa vie. C’est un modèle à effet papillon : chaque cycle d’usage réduit l’impact global. 

On ne prétend pas être à impact zéro, ce serait faux. Mais on veut que chaque veste ait un impact positif à long terme, grâce à sa durabilité, sa réparabilité, et son potentiel de réutilisation. 

Quels sont vos projets récents et à venir ? 

Déjà, on est super heureux de notre collaboration autour de la veste Inspyrations Centre Commercial. C’est un vrai marqueur pour nous.  

On prépare aussi un crowdfunding pour faire connaître davantage la marque et faciliter l’accès au produit, notamment via des partenaires comme Centre Commercial, qui sont stratégiques pour nous. 

Un de nos grands axes, c’est de continuer à valoriser la polyvalence. Souvent, on doute du produit “couteau suisse”. Mais chez nous, la technologie permet une polyvalence réelle. Un de nos ambassadeurs, Pierre Larris, est à la fois guide de haute montagne et skipper de compétition. Il utilise la même veste pour la cascade de glace et la voile côtière. C’est ça qu’on veut démontrer : une veste pour tout faire, vraiment.

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Quelle est ta vision de Centre Commercial ? 

J’ai une vision assez claire de ce que représente Centre Commercial. Pour moi, c’est exactement ce dont on parlait plus tôt : rendre la consommation responsable désirable, esthétique et contemporaine. Quand on entre dans la boutique, on s’y sent bien. C’est beau, c’est juste, il y a une atmosphère. 

On partage cette même volonté de raconter une autre histoire, de proposer une expérience responsable mais jamais moralisatrice. Il y a une vraie exigence dans la sélection des produits, dans l’univers, dans l’esthétique. Et cette exigence, on la retrouve aussi dans nos vestes : un minimalisme maîtrisé, qui a un impact visuel fort, et qui porte du sens. 

Centre Commercial, pour moi, c’est le concept store dans ce qu’il a de plus noble : prescripteur, avant-gardiste, engagé. Et c’est là qu’on se retrouve. Chez Inspyrations, on pousse la technologie, la localisation, la durabilité à l’extrême.  

Centre Commercial, c’est l’endroit idéal pour faire vivre cette vision, pour la partager avec des gens qui cherchent du beau, du juste, du vrai.